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La classe Virtuelle : outil et adaptation des méthodes

Faire vivre différentes expériences à des futurs formateurs : telle est mon ambition au travers de parcours de formation. Et ces derniers jours, j’ai pu travailler le sujet de la Classe virtuelle avec plusieurs groupes en formation. C’est d’actualité….

Selon la place qui lui sera faite dans le parcours, la classe virtuelle aura des ambitions différentes.


La classe virtuelle pour la continuité pédagogique.


Utilisée dans la cadre de la continuité pédagogique, elle devra s’atteler à relever les défis de garder attentifs et impliqués sur la durée, des stagiaires qui n’avaient pas forcément choisi cette modalité.

L’enjeu est donc important. Et quand on s’adresse comme mes stagiaires à des publics agricoles disséminés dans des parties de France où la fibre n’a toujours pointé le bout de son nez. Il est donc essentiel de démarrer par des tests de connexions, qui permettront aux stagiaires de s’adapter en cas de besoin.

Le rythme d’une classe virtuelle s’inscrit sur 3 temps, finalement identiques au présentiel : l’accueil, le contenu et la conclusion. Le contenu quant à lui s’articulera autour de 3 grandes activités : apport de connaissances (Power point, vidéos, textes…) interactions (quiz, questions, jeux, photolangage, travaux individuels et collectifs…) et évaluations.



La classe virtuelle comme modalité d’un parcours.


Lorsque la classe virtuelle s’inscrit comme une modalité particulière d’un parcours comme celui que je propose pour la professionnalisation des pratiques, il est opportun lors de la phase présentielle d’anticiper et d’évoquer l’outil, la connexion, de tester…

Mais il est essentiel pour le formateur de se poser la question de l’intérêt de la classe virtuelle : pourquoi ce contenu plutôt qu’un autre ? S’il répond au mêmes exigences accueil, contenu, conclusion, il s’avère que la classe virtuelle peut avoir un objectif non pas d’apporter de la connaissance mais de faire en collectif 2 à 3 semaines plus tard, une évaluation collective de transfert des acquis.





Enfin, quelle que soit la vocation d’une classe virtuelle, j’attire l’attention de mes stagiaires sur l’outil et la posture. Un outil dédié, avec chat, partage de liens, partage de statuts, tableau blanc, outil de quiz me semble indispensable pour créer au long court des interactions variées qui maintiendront les apprenants actifs. Nous avons expérimenté en deux classes virtuelles la possibilité de travailler caméra ouverte et caméra inactive. Les apprenants ont été unanimes : pouvoir se voir et échanger quelques regards, remarques a été un facteur essentiel de maintien de la motivation et de l’ambiance chaleureuse.



De cette expérience classe virtuelle, ils en tirent une conclusion : former à distance ne s’improvise pas. De l’objectif de la séquence jusqu’à l’évaluation, c’est l’ensemble des compétences du formateur qui rentreront en jeu, pour faire vivre à leur tour une belle expérience de la formation.

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